Un URL glané sur IRC, un petit clic, un visionnage, et une assez grande mélancolie. C'est un peu ce que ça donne, cette fable grise et réaliste, comme l'appellent ses auteurs.

C'est beau comme un jour de pluie, ça met les larmes aux yeux comme un bon film triste, mais ça donne pas envie de se pendre. Enfin, pas trop.
C'est un noir et blanc assez crade, qui prend les yeux à la gorge, mais c'est pas grave. Ça redonne du corps aux rêves d'enfants, ceux où on voulait faire des beaux métiers, avoir des belles choses, et tout. Ça dit, en gros, que si on essaie pas de réaliser ses rêves, on est foutus. Et c'est pas faux, c'est ça le pire.
Ça commence avec une phrase, on sait pas de qui elle est, mais elle est vraie. Et puis tout s'enchaîne. Gros plan sur une existence, un peu ratée, un peu réussie, en accéléré, 3 minutes 35 d'époques, d'images, de vie quoi.
C'est un court-métrage comme on en voit peu, un qui fait pif paf boum dans la tête, sans le faire dans les images, et qui atteind complètement, radicalement son objectif.
Curieusement, on en voit beaucoup des films, des BDs, des bouquins, sur ce thème. L'enfance perdue, les rêves effacés, tout ça.
Enfin bon, je vais vous laisser vous faire une idée, ça se passe là (en wmv), là (en RealPlayer), et là (en mov), ça s'appelle "J'ai vomi dans mes cornflakes", et pis c'est beau.

PS: Et pour une fois c'est pas naze. Merci Tomath.