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mardi 15 juillet 2008

Glâneries

Après ce beau week end anniversaire, plein de bière et de conneries en tous genre, voici le florilège des citations :
Les glâneries !

Black: Fitz, je sais, quand on le regarde de côté on le voit pas.

Yaka: C'est con, à un détail près, on aurait pu dire la même chose de Pain.


Eowyn: J'veux bien dormir à la cave à côté des bières.


Avathar: BITE ! (Comme ça c'est fait.)


Fitz: En Chimie, c'est une nana pour un mec.

Black: Pas mal, normalement c'est l'inverse


Yaka: Chloé, j'aime bien quand tu prends des photos, au moins elles sont bien.

Chloé: Oui, j'en ai aussi pris de toi.


Eowyn: Black, t'as pas une jupe s'teuplaît ?


Sezni: Sezni avale !


Yaka: Il faut boire, manger, boire, manger, boire, manger, comme ça quand tu vomis ça fait comme des lasagnes.


Teocali: Putain, j'ai la langue qui galope plus vite que le cerveau.

Avathar: AH ! Un troupeau de langues !


Black: Sezni, on va te monter pour te coucher.


Bone: Moi j'ai l'adresse de Sezni. 102 missile fixe.


Black: Sezni, t'en es où là ?

Sezni: Hummmmmpffeuuuuuh... BLARGLURKGLUEURGH


Annatheme: Zorglub, c'est moi ou ta bite part de travers là ?


Black: OH OUI ! PLUS FORT !


Zorglub: La chartreuse ça te sature.

Avathar: Ouais, c'est comme l'eau. L'eau sature.


Black: C'est comme les mecs qui jonglent avec des tronçonneuses.

Sezni: À ton avis elle a fait quoi la Venus de Milo ?


Black: Elle est agréable à roter la Grim Gold.


Black: Y'avait plus de Coca alors j'ai du prendre du Light... mais comme on va pas boire cette merde j'ai aussi acheté des Mentos.


Eowyn: T'avais qu'à être un cheval.

Black: Désolé, j'en ai qu'une partie.

Avathar: L'haleine ?


Chloé: Yaka mon chéri, tu es saoul.

Yaka: T'as qu'un seul œil alors tu ferais mieux de la fermer.


Avathar: Le Périgord, c'est un curé ?


Yaka: Comme un ouragan, la bite en avant, j'l'allonge sur l'divan han han. Comme un vieux ressort, ça rentre et ça sort, le sperme a tout embarqué !


Planetary: Ouais ! J'ai une clope et un plan cul !


Avathar: Je suis un chaton, j'aime le chatterton.


Annatheme: J'ai le menton qui colle !

Planetary: C'est normal c'est du sperme.


Annatheme: Oh oui, allume moi !

Planetary: Come on baby light my fire !


Annatheme: Total Rectal.


Annatheme: You talkin' bout rabbits ?

Planetary: Rabwhat ?


Planetary: Oggy oggy oggy oink oink oink.

Annatheme: T'imites bed ?

mine: C'est parce qu'il est en train de taper le même record.


Chloé: J'ai froid, ça me donne envie de bailler.

Annatheme: C'est tes mains qui sont connectées à ton cerveau.


Chloé: Arrête, tu vas me faire avoir des orgasmes des orteils.


Chloé: Si je peux pas le sucer, je peux pas dormir.


Annatheme: Je te tête le gland mon chéri !


djul: Gourdin du matin, pipi sans les mains.


Chloé: Je suis une salope de pomme de terre.


Chloé: Je vais m'enrhumer des nichons.


Annatheme: J'étais à deux doigts de me pisser dessus.

Chloé: Tu préfères pas un whisky d'abord ?


Annatheme: Je me fais prendre dans n'importe quel champ de pommes de terre.


Planetary: Il faut que tu répondes sinon t'es une victime.


Annatheme: Il faut que je mette mes mains dans le cul de quelqu'un.


Planetary: Je suis stoaque as a rock.


Annatheme: Tu sais que quand tu te regardes dans une cuiller, t'as l'air moche ?

Planetary: Normal, t'as des morceaux de chili sur la tête.


Annatheme: Zorglub, c'est une explosion pillaire.

Avathar: C'est aussi un cas pilaire.

jeudi 5 juin 2008

DésOrdre, quatrième partie

Allumage.

P2478 se réveilla en sursaut. Le cocktail d'amphétamine de réveil, le petit déjeuner du champion, lui brûlait les veines. Déjà, il était parfaitement alerte. Le tube de nutrition força son passage entre ses lèvres et déversa son gruau sans goût, sans odeur, neutre. Son écran de vision se ralluma, affichant la localisation de leur prochaine intervention.

Arrivée sur site dans quinze minutes, pour le braquage d'un entrepôt de stockage d'Ouvrages. On soupçonnait les Sans-Papiers, comme d'habitude. Les détails de l'intervention d'hier étaient déjà flous dans son esprit. Il gardait par contre, comme gravé au fond de ses rétines, le souvenir du regard de Colin, apeuré mais plein d'un feu qu'il ne connaissait pas. Il avait encore dans les narines l'odeur, dans les oreilles le rire et la voix de son souvenir de la veille.

Atterrissage.

Tout d'un coup, son écran s'éclaircit et il put voir à travers la carte du lieu la porte de son compartiment. Elle s'ouvrit et il descendit vers la sortie du véhicule.

L'entrepôt était un véritable bunker. Un gros cube de béton, à moitié enterré, et dont les portes blindées ne s'ouvraient en temps normal que de l'intérieur. Là, les portes principales et une bonne partie du mur autour avaient été réduits en poussière par une puissante explosion.

Ça et là, les quatre Protecteurs chargés de la surveillance de l'entrée se relevaient, la combinaison encore fumante, et commençaient à avancer vers le trou béant, arme levée. L'unité de P2478 les rattrapa au pas de charge, et ils entamèrent leur progression en un front noir, mécanique et infranchissable.

Une balle toucha le Protecteur à la droite de P2478, le faisant à peine reculer. Il se remit en place, sans dommage apparent, et la lente avancée repris. Un mouvement sur la droite, derrière une caisse d'Ouvrages, illumina un viseur gris sur l'écran de P2478. Il se stabilisa, et l'image s'éclaircit. Il pouvait distinguer le visage de sa cible. Les traits étaient encore ronds, le duvet naissant. Un gamin.

Une arme apparut dans la main du jeune membre des Sans-Papier. Le viseur passa au rouge, signe que la combinaison avait reconnu une menace. P2478 s'étonna, une fraction de seconde, que la combinaison déclenche une exécution en cas de suspect armé alors qu'elle était imperméable aux armes trouvables sur le marché noir.

P2478 sentit son bras se lever et la combinaison lui indiqua que la sécurité de son arme était retirée.

Dans les yeux de l'enfant brillait le même feu que dans les yeux de Colin, la même passion, la même rébellion, à peine teintée de peur. Instinctivement, il résista au mouvement de la combinaison. Le bras de fer qu'il avait engagé avec la machine était perdu d'avance, il le savait, mais il força, encore.

Son coude se brisa, l'arme finit son ascension, décocha la balle. Le viseur passa au gris.

Suspect armé neutralisé.

"NON !"


À suivre...

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DésOrdre by BlackBastard est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.

DésOrdre, troisième partie

Extinction dans dix minutes.

La journée était finie. Plus de contrôles pour aujourd'hui, plus d'exécutions sommaires. Juste un sommeil artificiel, au cœur du vaisseau de transport. P2478 forçait sa mémoire à trouver comment, quel chemin il avait bien pu suivre pour en arriver là. Une existence complètement dénuée de vie propre, juste les ordres dans l'oreillette, les tubes d'alimentation, le synthétiseur, la combinaison.

Toujours ces vagues images, comme une ombre qu'on voit du coin de l'œil et qui disparaît quand on la regarde en face. Le visage d'une humaine, un visage qui ressemble au sien, en plus petit, en plus fragile.

Il continua à se battre avec ses souvenirs, glanant un éclat de rire, l'odeur d'un repas, une bribe de conversation. Du sang. Et puis plus rien. Ça commençait comme ça, mais d'ordinaire il le sentait venir. Il était tellement plongé dans ses pensées qu'il n'avait pas senti le froid du somnifère s'insinuer dans ses veines. Il était encore conscient, mais pas pour longtemps. Les dix minutes étaient écoulées.

"J'aimerais bien savoir"

À suivre...
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vendredi 30 mai 2008

DésOrdre, deuxième partie

Contrôle des identités.

Et le contrôle reprit, mécanique.

Repli.

Ils étaient arrivés au bout du train. La porte latérale s'ouvrit dans un chuintement, découvrant l'intérieur du véhicule des Protecteurs. En rangs ordonnés, ils rentrèrent chacun dans le compartiment qui leur était attribué.

P2478 sentit les sangles se resserrer autour de lui, et les câbles de recharge se brancher à la combinaison. Son écran de vision s'obscurcit, ne montrant plus que des jauges. Une pour le niveau d'énergie de la combinaison, une pour celui de l'arme, et une troisième, occupant tout l'espace restant.

Elle remonta peu à peu, au rythme du fluide nutritif qu'un tube de son casque lui forçait dans la gorge. La combinaison ne pouvait pas détecter la nausée qui l'emplit quand il se demanda, pour la deuxième fois de la journée, s'il était encore humain.

Il ne se souvenait même plus de son nom. Il était P2478 depuis si longtemps que toute mémoire de sa vie avant les Protecteurs lui paraissait appartenir à quelqu'un d'autre. Il ne connaissait pas son âge non plus. Un vague sentiment d'avoir un jour appartenu à une famille, une entité humaine hantait le fond de sa pensée.

"À quoi ça ressemble, la vie sans la combinaison ?"

À suivre...
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DésOrdre, première partie

Contrôle des identités.

Les mots retentissent dans l'espace confiné du train, portés par le synthétiseur vocal des Protecteurs de l'Ordre. Une nouvelle invention de l'Ordre pour rendre ses agents toujours plus impersonnels, moins vulnérables, les faire ressembler de plus en plus à des robots.

Ces mots étaient devenus routine, et peu de gens se souvenaient de comment on en était arrivé là. Colin ne s'en souvenait pas, mais il le savait, il l'avait lu dans un Ouvrage, avant qu'ils ne soient interdits et remplacés par la Littérature. Une vie s'était écoulée depuis, malgré ses vingt ans. C'était avant qu'il ne rejoigne les Sans-Papiers, cette organisation dont l'origine se perdait dans le temps. Certains disaient même qu'elle existait avant l'Ordre.

Colin pensait à ça, à comment tout avait commencé quand il sentit le lourd gant plombé d'un Protecteur se poser sur son épaule.

Il était perdu. Un des rites d'entrée chez les Sans-Papiers était l'abandon de son BioPass, cette carte d'identité contenant toutes les informations sur le porteur et permettant à l'Ordre de traquer les citoyens. Ne pas en avoir lors d'un contrôle signait son arrêt de mort.

Il tourna la tête et croisa son regard apeuré dans la visière qui cachait le regard du Protecteur.

BioPass.

Encore un mot craché par le synthétiseur. Colin avait entendu des histoires, racontées par les anciens, du temps où les Protecteurs utilisaient encore leur voix. Il avait du mal à croire qu'ils aient pu un jour former les mots "s'il vous plaît". Les Protecteurs n'avaient plus grand chose d'humain à présent. Une combinaison de bioplastique, résistant aux chocs et aux balles, recouvrait toutes les parties du corps qui ne l'étaient pas déjà par les gants, le casque ou les furtibottes. Une autre invention des Constructeurs de l'Ordre, ces scientifiques qui dédiaient leur carrière à améliorer la technologie que l'Ordre utilisait pour maintenir son emprise sur les gens. C'était une constante des dictatures, les bottes, mais pour la première fois, celles-ci ne produisaient pas ce claquement caractéristique. L'Ordre ne cherchait pas à impressionner, il cherchait à abattre, et le meilleur moyen d'y arriver était de surprendre.

BioPass.

Peut-être que le faux BioPass rudimentaire que Colin avait sur lui ferait l'affaire. Dans le pire des cas, il lui procurerait peut-être quelques précieuses secondes pour fuir. Il sortit le BioPass de sa poche.

Le BioPass doit être visible à tout instant.

Il était au courant, merci bien, mais son faux était tellement flagrant que le premier Ami de l'Ordre l'aurait dénoncé. Il le tendit quand-même.

Vérification en cours. BioPass incorrect. Arrestation.

Le coeur de Colin s'emballa. Ces mots avaient alerté les autres Protecteurs, et ils se dirigeaient vers lui.

Il se laissa tomber au sol et rampa vers la porte du wagon. La moquette de mauvaise qualité lui brûlait les avant-bras. Arrivé au bout de la rangée, un encouragement retentit, suivi d'un bruit sourd.

Il jaillit de sous les sièges comme un diable d'une boîte et plongea à travers la porte coulissante du wagon, pas encore refermée après le passage d'un usager de retour des toilettes. La porte se referma derrière lui.

Il entendit plus qu'il ne sentit les balles traverser la vitre et rentrer dans son dos.

Quand son corps heurta le sol, son coeur avait déjà arrêté de battre.

Suspect neutralisé.

Le synthétiseur vocal du Protecteur de l'Ordre P2478 s'était mis en route automatiquement quand les signes vitaux du fuyard avaient disparu de ses instruments.

Encore une arrestation, encore une exécution, sur laquelle il n'avait aucun contrôle. La combinaison fait tout pour lui. Lever le bras au bout duquel est greffée l'arme réglementaire, parler, regarder. La seule chose à laquelle il sert, à l'intérieur de cette combinaison, c'est la faire se déplacer. Les constructeurs se battaient toujours avec le déplacement bipède d'un robot, mais à terme... À terme l'Ordre n'aurait plus besoin de lui.

Encore une arrestation, et avec chaque exécution, il se sentait de moins en moins humain, de plus en plus automate. Quelques fois, il le savait, il s'abandonnait entièrement aux décisions de la combinaison, reliée au Cerveau, l'ordinateur central de l'Ordre. Par paresse, par dégoût pour ce qu'il fait. Peut-être juste pour pouvoir se dire que ce n'était pas lui qui avait pressé la gachette. En effet, ce n'était pas lui, mais sa main tenait l'arme.

"Je ne fais qu'obéir aux ordres." c'est ce qu'il se répète, encore et toujours.

À suivre...

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